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Originaire d'Europe, le myriophylle à épis est devenu le fléau numéro un des lacs du Québec et du Canada. Puisqu' incontrôlable, il peut s'attaquer pratiquement à tous les lacs.

Une fois introduit dans un plan d'eau, cette plante a la capacité de s'accaparer presqu'entièrement des surfaces disponibles. En effet, son mode de reproduction par bouturage permet à la plante de se propager à une vitesse fulgurante. Comme la plante peut aisément pousser à des longueurs de 3 à 4m, celle-ci a tôt fait de remplacer assez rapidement les autres colonies de plantes aquatiques submergées.

Comme cette plante a un feuillage très développé autour de sa tige, elle peut croître de façon très dense. En poussant en bancs serrés, le myriophylle crée une zone de stagnation, c'est-à-dire que le brassage naturel des eaux est pratiquement inexistant dans une talle de myriophylles. Ainsi, toutes les matières en suspension présentes dans l'eau du lac qui entrent dans la talle vont sédimenter au travers des plantes et créer de nouveaux sédiments riches en matières nutritives. Ce phénomène est observable par une baisse marquée en oxygène dissous au niveau des sédiments.

Les impacts d'une infestation du myriophylle à épis sont nombreux. En tête de liste on y retrouve la perte en biodiversité et la nuisance causée aux villégiateurs. La pêche devient alors un sport impraticable. Dû aux risques accrus de noyade, le ski nautique et la baignade sont à éviter dans les zones affectées. Dans la liste des inconvénients, on y retrouve la pratique de la navigation (voile ou moteur) pour des raisons évidentes.

Le myriophylle cause également de grands changements physico-chimiques. Durant la période hivernale, les plants en décomposition causent une déoxygénation partielle de la colonne d'eau, ce qui peut occasionner la mort de plusieurs espèces de poissons.

Durant l'été, les colonies qui remontent à la surface empêchent physiquement le brassage de l'eau. En conséquence, les eaux deviennent stagnantes et les plages connaissent alors des hausses importantes de décomptes de coliformes et autres bactéries dû au manque de brassage naturel.

Lors de la photosynthèse d'une forte population de plantes aquatiques, le pH a habituellement tendance à augmenter. On peut alors atteindre des mesures de pH de l'ordre de 10 à 10,5 durant l'été, ce qui ne peut qu'affecter négativement l'écosystème aquatique entier.

En prenant en considération tous ces impacts possibles, on comprend maintenant pourquoi cette plante est devenue une réelle menace et un fléau pour les lacs.

Il existe plusieurs méthodes ou produits pour contrôler la myriophylle, certains étant d'ordre chimique, physique, biologique ou encore mécanique. La plupart de ces techniques doivent être conseillées et gérées par un consultant spécialisé en restauration de lacs.
Voici une liste de ces techniques et produits:

  • Cueillette manuelle
  • Coupe et collecte mécanique
  • Motoculteur aquatique
  • Toiles de fond
  • Herbicides aquatiques
  • Abaissement du niveau des eaux
  • Aération par circulation d'eau à l'aide d'aérateurs à force éolienne
À l'exception de l'aération de l'eau, ces techniques ont eu peu de succès jusqu'à date.





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